02 juillet 2016

Vos message 2016

Bonjour,

Je viens de tomber (par hasard) sur ce site. J’ai eu la surprise d’y trouver mon nom et une photo me représentant. J’étais au prévent en 1954-55, d’abord quelques temps au Lazaret, puis au château, mais dans un bâtiment extérieur auquel on accédait, à partir de la cour, par une passerelle, dans un dortoir décoré de chats (je crois). Après quelques mois, on m’a transféré à un ou deux kilomètres de là, dans des locaux situés après l’école. Par un escalier extérieur en fer et en hélice, nous rejoignions notre dortoir, qui devait se situer au dessus du réfectoire. Notre groupe était soit le Lata, soit la Senouire. Le dimanche nous revêtions une tenue dans laquelle figurait un pantalon ou short de velours côtelé bleu ou noir, dont les bretelles se croisaient sur la poitrine. A l’école, je me souviens des lettres que l’institutrice nous dictait ou nous demandait de recopier pour être envoyées à nos parents, avec, à la fin, la possibilité de deux ou trois lignes personnelles. Je suppose que, à leur lecture, tout allait toujours bien. La cour de l’école était séparée par une barrière de fer. D’un côté les filles, de l’autre les garçons. L’hiver, la grande affaire était de préparer une glissoire, faite de neige tassée,  patiemment transformée en glace par passages successifs. J’ai également le souvenir du froid lorsqu’en rangs, nous rejoignions l’école, et que nous stationnions plusieurs minutes dehors avant de pouvoir y pénétrer. L’été, c’était les rêveries, allongés sur l’herbe, à deviner des visages, des animaux, des pays dans les nuages qui passaient au-dessus de nous. A tenter d’attraper les sauterelles aux ailes de couleurs. Les familles visitaient rarement les enfants, nous étions souvent de milieu modeste, les autos rares, les voyages longs. J’ai le triste souvenir d’un camarade, qui n’avait pu rencontrer ses parents qui passaient rapidement ce jour là, car nous étions dans la pinède, hors du château où ils l’attendaient. De désespoir en apprenant leur départ, il s’était refugié en haut d’un arbre. Il n’en est redescendu que le soir, sans être puni.

Je n’ai guère de souvenirs de l’encadrement, (surveillants, surveillantes, chefs, cheftaines) mais il n’est pas certain que sa formation ait été très pointue. L’éducation relevait du dressage, sans tendresse, avec châtiments corporels et humiliations publiques. A l’époque, ces pratiques n’étaient pas propres à Chavaniac, la société française entière fonctionnait sur ces principes discutables aujourd’hui, mais généralement admis alors. Depuis, le temps est passé sur tout cela. J’ai revu le prévent en 2015. Rien n’a tellement changé, si ce n’est que tout est à l’abandon, hormis le château, autrefois réservé aux filles, et maintenant transformé en musée. J’ai pu visiter le parc, qui nous était à l’époque interdit, et revoir le réfectoire, devenu l’accueil et la caisse. La guide m’a appris qu’elle était la fille du concierge de l’époque.

Bonjour j'ai séjourné 9mois au préventorium en 1950/51 j'avais 5 ans j'en garde un très mauvais souvenir la cheftaine me forçait á avaler du riz au lait même si le recrachait il y régnait une ambiance qui se rapprochait plutot de la maison de redressement alors que nous étions loin de nos familles je suis restée traumatisée par ce séjour
dany - email : dany.leo@orange.fr

Bonjour, Pour ma part, de santé fragile j'ai attrapé la tuberculose. Avec ma famille, nous vivions dans une grande ville, donc j'ai été dirigée vers le Préventorium pour bénéficier de l'air de la montagne et pour y suivre un traitement important, d'ailleurs j'ai passé les douze mois de septembre 1959 à septembre 1960 pour les trois quarts à l'infirmerie du Préventorium où nous étions très bien traitées, j'ai simplement le souvenir d'une infirmière de taille imposante (Mme Martini si je me souviens bien) qui me faisait les piqûres d'une façon peu orthodoxe en me piquant sur le trajet du nerf sciatique (j'ai compris plus tard pourquoi cela me faisait si mal), sinon tout le personnel était très bien, en tout cas à l'infirmerie où j'ai failli perdre la vie à cause de la maladie au printemps 1960. Mais il est vrai pour le peu de temps que j'ai passé avec les cheftaines, qu'il y en avait une qui était une vraie "peau de vache", avec les autres cela se passait assez bien, quant à la nourriture : à l'infirmerie cela allait malgré que j'ai mangé sans sel pendant toute cette année là, mais au réfectoire, il est vrai que c'était vraiment pas bon, je n'aimais que le petit déjeuner et le goûter c'est dire !! Par contre, je n'ai jamais été frappée par qui que ce soit, peut-être que cela s'est dégradé au fil du temps, j'en suis désolée pour vous. Ma famille, malgré la distance, venait à tour de rôle, le plus souvent possible, mais quand on a 6 ans et demi/7 ans, la séparation est très dure à supporter, j'ai eu la chance de recevoir beaucoup de cartes postales que me lisait l'infirmière qui me suivait et qui répondait avec mon assentiment pour les phrases, d'ailleurs, je les ai conservées ainsi que les lettres et les photos quand mes parents, soeur et grands parents venaient me voir, dans ces moment là, c'était des jours heureux, nous allions au restaurant du village où je devais manger sans sel, mais c'était très contrairement au réfectoire et nous faisions de jolies promenades ! Malgré cela, et n'ayant pas connu votre triste sort au Préventorium de Chavaniac-Lafayette, cela m'a beaucoup marqué. J'espère que malgré cela, après vous avez une vie agréable et plein de bonheur. Bien cordialement. Patricia Le Moal.
PATOUE - email : patazou@gmail.com

Si des personnes se trouvaient au Préventorium de Chavaniac-Lafayette dans la période allant de Septembre 1959 à Septembre 1960, j'aimerais qu'elles se fassent connaître auprès de moi, merci, Patricia Le Moal
PATOUE - email : patazou@gmail.com

Bonjour
j'ai été pensionnaire au prévent d'avril 1969 à février 1970, je n'ai que de mauvais souvenirs de ce séjour : bouffe infecte, maltraitance de la part de cheftaines sadiques, humiliations en tous genres. J'étais tellement traumatisée que je ne gardais aucune nourriture et je maigrissais tellement que ma mère est venue me chercher en signant une décharge. J'en garde une aversion à vie pour les betteraves rouges les épinards que l'on me forçait à manger avec force de claques dans la figure !
Je m'appelle Elisabeth Dubois et je me rappelle de Claudine Plantier de Nimes qui était un peu comme moi un souffre douleur. Il y avait une cheftaine je ne me souviens plus son nom, c'était une boule de nerfs et elle avait la main agile. Elle avait des chouchous et des têtes à claques dont je faisais partie malheureusement.
Il n'y avait aucune compassion ni aucune gentillesse de la part de celles qui nous gardait. Nous étions des enfants malades loin de nos familles. Pour moi ça a été un enfer.
Désolé d'apporter ce témoignage guère reluisant mais c'est ce que j'ai subi à l'âge de 9 ans.
Elisabeth DUBOIS
Elisabeth - email : elisabeth.kilyan.dubois@orange.fr

 

Chavaniac Lafayette

Comme ma santé n’était toujours pas très bonne en 1933, ma mère a consulté la Doctoresse Wymbaum au dispensaire Municipal de Clichy. Celle-ci a décrété que ce n’était pas la mer qui me convenait, mais la montagne à 500 ou 600 mètres et a dit que l’Auvergne serait très bien pour moi.

Le 31 mai 1933, avant la fin de l’année scolaire, je suis parti au préventorium « LAFAYETTE » à Chavaniac - Lafayette en haute loire.

Ce préventorium, le  «LAFAYETTE MEMORIAL», avait été une maison de repos américaine, pour enfants orphelins de la guerre de 1914-1918.

Les filles logeaient au village dans le château Lafayette, les garçons dans des bâtiments situés à quelques kilomètres du village.

Ce préventorium était organisé et géré en commun avec une association de scouts, laïques les « Éclaireurs de France ». Les plus jeunes étaient louveteaux et ensuite en fonction de l’âge, intégrés dans des « troupes ».Cette organisation avait l’avantage d’assurer une bonne discipline et d’avoir pour tous ces jeunes de nombreuses activités. Par exemple, le midi et le soir pour nous rendre au réfectoire pour le repas, il y avait le rassemblement des troupes devant le bâtiment principal puis les troupes partaient les unes après les autres en chantant.

Cest l’ Lata, c’est l’ Lata C’est l’ Lata

qui m’a donné tout ça

La santé…..etc je ne me rappelle plus la suite

L’encadrement était fait par des « chefs » ou « cheftaines ». Chaque troupe avait son « local »,les plus beaux de France parait-t-il et qui avaient reçu la visite de Baden Powell le chef du scoutisme mondiale à l’époque. Ils servaient aux réunions et pour certaines activités par exemple fabrication de tapis, collection de papillons ou étude des connaissances nécessaires au passage des « badges ». Le badge étant une reconnaissance d’un savoir faire comme par exemple boulanger, ou bien d’autres métiers. Il donnait lieu à un examen très sérieux, qui permettait ensuite de porter un badge sur la chemise au bras gauche. Les activités de plein air consistaient en jeux de piste et d’orientation et en marches dans la montagne ,le Lata qui surplombait le Prévent où étaient installées quelques classes de plein air. Notre sport le plus important était « la batte » une adaptation du « base ball » américain.

Tout d’abord, avec le groupe d’enfants arrivés en même temps que moi, nous sommes restés au moins un mois au « lazaret » en quarantaine, pour être sûr que nous n’avions pas de maladies contagieuses et recevoir un certain nombre de piqûres (encore).

Sur la photo ci-jointe le petit garçon complètement à gauche, c’est moi.

Nous n’avons pas été scolarisés.

Ensuite j’ai été placé dans une troupe de louveteaux, ce qui me plaisait beaucoup, mais où j’ai eu quelques problèmes d’intégration. Il y avait quelques caïds que je ne pouvais supporter, mais qui étaient plus forts que moi. Aussi au cours d’une sortie et d’une bagarre à coups de pierres, j’ai été blessé à la jambe droite, une belle entaille, très longue à cicatriser (j’en ai encore la marque aujourd’hui). Une autre fois, alors qu’il pleuvait et que nous jouions dans une salle sous le réfectoire, j’ai provoqué un de ces caïds, malheureusement il était aussi plus fort que moi et il m’a donné un bon coup de poing sur le nez qui a saigné abondamment. Le dimanche nous allions à la messe au village, ceux qui le voulaient, c’était surtout l’occasion de pouvoir acheter quelques bonbons à l’épicerie du village (aujourd’hui la Mairie).

Je n’ai jamais eu à me plaindre de la nourriture, bien au contraire, j’adorais les sardines à l’huile et le pâté de rat (mélange de viande hachée et de purée de pommes de terre).

Au mois d’août les « Éclaireurs de France » ont organisé dans un champ à coté du Prévent une grande kermès avec de nombreux stands réalisés par chaque troupe. Les parents et tout le village étaient invités.

Je ne me rappelle plus combien de temps j’y suis resté. J’en suis revenu en pleine forme. C’était le bon choix.

Pendant ce séjour, mes parents sont venus me voir. Ils logeaient à l’hôtel Pignol au centre du village

J’y suis retourné en 1937 et 1938, mais pour des vacances scolaires.

Rien n’avait changé. Le Prévent était toujours géré par le « Mémorial Lafayette » et les « Éclaireurs de France »

J’ai été affecté à une troupe scout « Le Lata ».

Au mois d’ août nous partions en camp pendant un mois à Villeneuve d’Allier. Nous y avions de nombreuses activités, on avait même un canoë pour nous promener sur l’Allier. L’encadrement était léger, le chef de troupe, une cheftaine, une personne qui coordonnait les approvisionnements et la « cuisine ». Une infirmière, très sympa, nous rendait visite de temps en temps. Le camp était installé au bord de l’eau. Pour nous y rendre depuis le prévent, sac au dos avec une partie du matériel de cuisine et 25 km dans la journée ! Pour l’organisation et la tenue des installations, chaque patrouille avait une fonction à assumer (une troupe compte quatre patrouilles) et était notée en fonction de la qualité de sa prestation et de l’état de propreté de sa tente, et aussi des astuces que la patrouille avait réalisées pour agrémenter ou faciliter la vie du camp (un plongeoir par exemple). Chaque jour, la patrouille la mieux notée avait le privilège le matin de hisser les couleurs. Le soir, au feu de camp, chants et animations entraient aussi dans la notation. Les fonctions journalières des patrouilles ; faire la cuisine  pour la journée ; les grandes gamelles sur deux pierres et le feu de bois ! Servir les repas, aller au village chercher de l’eau potable….ou aller chercher le pain ou autres nourritures au village. A propos du pain, quand nous revenions du village, nous passions sur un pont suspendu qui surplombe l’Allier d’au moins quatre vingt mètres ; pour rejoindre le camp il fallait descendre un petit sentier très abrupt, les pains étaient ces grands pains ronds de campagne qui faisaient bien quarante centimètres de diamètre ; aussi notre grand plaisir était de les lancer du haut du pont bien à plat comme pour le lancement du disque, pour qu’ils atterrissent le mieux possible sur un petit pré en contrebas du pont. Et puis il y avait les jeux de nuit…réveil en pleine nuit pour rechercher dans les ruines du château de Saint - Ilpize. Le chef de camp « Hibou des bois » (son nom de totem) qui nous indiquait de temps en temps sa position avec sa lampe électrique.

La photo : la troupe Lata à St - Ilpize.

Les repas étaient pris sous les arbres, en rond avec devant chacun une grosse pierre comme table et une plus petite comme « chaise ».

Pendant chaque séjour mes parents venaient me voir. Ils en profitaient pour pendre leurs vacances dans la région.

En 1938 j’ai terminé mon séjour « second de patrouille ,une bande blanche ».

J’ai toujours un excellent souvenir de ces vacances desquels je suis revenu en pleine forme.

Le scoutisme m’a appris à savoir me débrouiller en toutes circonstances, ce qui me sera très utile quelques années plus tard pendant l’exode de 1940.

Je suis repassé à Villeneuve d’allier il y a quelques années. Le site du camp a disparu, le cours de l’Allier s’est modifié. Le pont suspendu a été rénové. Le Château de Saint - Ilpize a été restauré. Il est habité.

André Walger

 

Bonjour a tous, (anciens du prévent ) j'y suis passé dans les années 1959, 1960 et je n'ai retrouvé aucun de mes anciens camarades qui y ont été eux aussi déportés.
Excusez moi, mais j'en garde un mauvais souvenir (Epyodoles, bronchoscopies effectuées sans ménagement) peu d'affection de la part du personnel qui nous entourait. Malgré tout cela, j'y suis retourné en pèlerinage en 2015 et je n'ai pas retrouvé grand chose de ce que j'avais connu ! j'ai trouvé les bâtiments en mauvais
état, le bourg de chavagnac, lui n'a pas changé.
J'en profite pour vous souhaiter à tous de bonnes fêtes de fin d'année 2016 et de rester en très bonne santé pour cette nouvelle année 2017.
Daniel

daniel.valfort@orange.fr

Cela faisait un petit moment que je n'était pas venu sur le site,pour les 50 ans je suis retourné en 2014 à Chavaniac. J'ai vu que derrière le Lazaret ils ont rasé le petit bois et on ne peut plus aller au prematorium, ils ont mit une chaine !!!
J'y suis allé avec ma fille et mon petit fils pour leur faire découvrir une période de ma vie. Le bonjour à tout les anciens du prevat.

Yves Laget ives.laget@orange.fr

j'ai 72ans je suis la fille de l'infirmière du prevent de 1947 à 1949 kti1@orange.fr

J etais au prévent entre 64/65 ,,je me souviens du chef ""soulier ""qui avait une moto, et de la cheftaine ""Laurent ""et dans les promenades il y avait un chemin ou on trouvait des pierres de couleurs. .nous avions formés un groupe de louveteaux. Il me reste une photo avec la cheftaine ""Laurent ..et soulier il me semble qu il avait un bras en moins ,mais je ne suis pas sûre. Mon no est 06 01 03 14 23. J habite maintenant marseille mais à l'époque je venais de rouen .. mon père était d c d pendant mon séjour mais on ne me l à pas dit pendant mon séjour. .il me semble me rappeler qu il y avait un gars ( un grand ) qui s appelait pauilliac, ,un nom comme ça. .

sergewagon13@gmail.com

Bonjour je m'appelle Simone j,ai fréquente le château de 1950 a1952 je recherche des personnes ayant été dans le centre a cette période merci de me contacter à cette mail

Bonjour,
je m'appelle Simone DUFAUD je suis restée en prevaturium dans les années 1950 a 1952 je recherche des personnes ayant se journées a cette époque quelques noms prénoms:
- Claudie GEORGes
-Marina NADAL
-Jeanette HUe
Jacqueline DAVID etc... Si ces personnes se reconnaissent merci de me contacter à l,adresse suivante

 simonereguieg@gmail.com

Bonjour j'ai séjourné 9 mois au préventorium en 1950/51 j'avais 5 ans j'en garde un très mauvais souvenir la cheftaine me forçait á avaler du riz au lait même si le recrachait il y régnait une ambiance qui se rapprochait plutot de la maison de redressement alors que nous étions loin de nos familles je suis restée traumatisée par ce séjour.

dany.leo@orange.fr

 

 

 

Posté par brunelli à 11:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]