De Chantal Colomer :

Bonjour,
J'étais au préventorium au printemps, été 1952 et en 1953. Je ne me souviens pas des dates exactes, j'avais 4 et 5 ans. Je me souviens de la suralimentation. Il fallait toujours finir son assiette. J'ai un très mauvais souvenir du riz au lait sucré qu'on m'obligeait à avaler sous le préau ( les autres étaient sortis de table) avec un certain Jean-Charles. On s'ennuyait beaucoup pendant la sieste, quelquefois on nous mettait des écheveaux de laine autour des montants du lit de fer et on devait faire des pelotons. J’adorais faire ça à la place de la sieste !!! Je me souviens qu'on allait beaucoup à l'église. Une fois on nous à emmené voir le Tour de France avec Louison Bobet, j'avais cru qu'il était passé en moto !!! Les monitrices étaient gentilles, elles avaient des spartiates nouées sur leurs mollets. Je trouvais ça superbe ! Je m'appelle Chantal Baugros épouse Colomer

 

De Daniel Wess :

Bonjour,
J'ai séjourné au LAFAYETTE PRÉVENTORIUM Incorporated du 22 avril 1953 jusqu'au 8 juin 1954 (date de l'examen de sortie) grâce à ma mère qui est venu me chercher.
Mes souvenirs sont toujours présents. Une discipline de fer était de rigueur à tel point qu'avec mes "co-détenus" nous envisagions une évasion du haut de nos 8 ans. Des repas ou nous étions forcés de manger entre autre de la viande cru. J'ai eu de ce fait le ténia. Soigné à mon retour à Strasbourg, j'ai pris du poids du jour au lendemain.
Des souffrances et atteintes psychologique étaient monnaie courante. L'interdiction de boire entre les repas. Les colis que je recevais devait être partagés.
La sieste obligatoire... Une vrai galère !
j'ai même eu le droit d'être tripoté à l'infirmerie lors d'un séjour dont je ne me rappelle plus la cause.
Les seuls bon souvenirs furent la forêt à construire des cabanes et de ramasser ces pierres multicolores.
Les peux de fois que je suis allé à l'école du village c'est d'avoir gardé le souvenir du regard d'une petite fille...
Comment s'appelait-elle ?
Je ne sais plus.
J'ai heureusement oublié beaucoup de choses sauf les visuels de nos chemises de nuit trop courtes qui suscitaient de nombreuses remarques des plus désagréable.
Le souvenir d'une surveillante qui s'appelait LAPINE ou qu'on appelait LAPINE. Qu'est quelle pouvait être méchant,te et désagréable.
Si par un pur hasard quelqu'un qui aurait séjourné au préventorium à cette époque il peut me contacter.
jw.dw@icloud.com
Aujourd'hui, je vais sur 74 balais, ça va.
J'y retournerais une ces quatre.
Bien à vous mes anciens camarades.
Daniel Weiss.

 

Jacques Eygazier :

Bonjour,

Nous avons séjourné au préventorium avec ma sœur (elle au château, moi dans l'établissement moderne) de la mi-Mars à la fin Septembre 1944, en tant qu'enfants des Bouches du Rhône pour lesquels la Haute-Loire était zone d'évacuation en prévision du débarquement. A mon arrivée, avec d'autres enfants, nous étions isolés des autres pensionnaires, pendant quelques semaines, dans un lazaret où nous demeurions et où les cours scolaires nous étaient dispensés. La première photo montre l'arrière du Lazaret avec mes camarades et notre moniteur. La deuxième photo, postérieure me représente en compagnie d'une de nos infirmières, dont j'ai malheureusement oublié le nom.

Cordialement

Jacques EYGAZIER

De Kati :

J étais la fille de l infirmière j avais 3/4ans en 1948 49 50 je jouais avec les garçons je n'ai que de bons souvenirs le médecin s appellait docteur Benette



Christiane Marcos :

Bonjour Chantal
J'ai moi, passé 6 mois en 1955 à Condat en fenier au préventorium.
Un cauchemar...loin de toute ma famille.
J'ai su là, ce qu'étaient le malheur, la souffrance et les larmes .
J'ai des souvenirs horribles des repas que l'on nous forçait à ingurgiter m^me si nous allions les vomir.
Je suis devenue une mamie qui n'a jamais forcé un enfant à manger (!)
J'ai l'atroce souvenir des prises de sang d'alors, bien que que je n'aie jamais craint avant, les piqûres ou autres...mais je n'ai pas vraiment de souvenir de visage du personnel soignant . ..si ce n'est d'une petite personne se disant infirmière...
J'en garde une impression de malaise, de cruauté , et de beaucoup de souffrance.
Je me souviens avec horreur des punitions à genoux ...bras en croix dans la rangée entre les lits du dortoir . .. de fortes gifles lorsque je pleurais ...!
Je lis encore que ces traitements (!) ont perdurés dans les années 60...
Quelle honte !
Malgré cela, nous sommes encore de ce monde... mais lorsque j'ai raconté parfois la souffrance morale et physique on ne m'a jamais crue (!)
Difficile d'imaginer un établissement de soin pareil ....
Les parents n'étaient pas au courant car ils n'ont jamais reçus (forcément)
les lettres que l'on écrivait les jours de courrier ...
Le Lazaret me parle tristement comme toute cette période de maladie ...
où j'avais mis tous les souvenirs de mes 7 ou 8 ans entre parenthèse .
Je ne sais pas si quelqu'un lira ce mail, je me souviens d'un jeune garçon dont le nom de famille était OEPDEBECK ...

De Pascal Duparc :

Je m appelle DUPARC Pascal d'ISSOIRE .je ne suis pas dans la liste alors que j'ai été pensionnaire de 1976 à 1979. J étais dans le groupe des abeilles et des écureuils.

De Nathalie :

bonjour mon papa etait au préventorium pour une primo infection il est né en juillet 1937 et je pense qu'il avait au moins 10 ans donc en 1947 quand il y était mais son nom ne figure pas sur la liste ? Marcel Brunel du puy en Velay merci de votre réponse

 

De Geneviève Journeaux:

bonjour
j ai été pensionnaire au préventorium de 1956 a 1957 j avais une copine qui se nommait AMOUROUX Françoise et la cheftaine était Mademoiselle MIRMAND si je me souviens bien;;j en garde un très bon souvenir de mon séjour a CHAVANIAC
JOURNEAUX Geneviève